25.05.2009

Amorçons directement un réseau complet pour le tram

 

 

Citadis_eurotram_rotonde2.1_WEB.jpgDepuis 10 ans, Ecolo milite pour un tram à Liège, une idée qui si aujourd'hui percole enfin chez les partis traditionnels reste fort peu motivée dans la manière d'envisager la mobilité dans notre agglomération. C'est pourquoi conscient des limites budgétaires qui seront celles du prochain gouvernement, Ecolo a une proposition très pragmatique afin d'amorcer un réel réseau complet rencontrant les besoins des quartiers les plus denses de l'agglo.

La décision de principe de consacrer 500 mos € à la construction de la ligne de tram de fond de vallée, de Jemeppe à Basse-Campagne semble prise. De même que la décision de principe selon laquelle cette ligne sud-nord devrait être suivie de la construction d’une seconde ligne est-ouest, tandis que le centre élargi de Liège devrait articuler ces deux lignes grâce à une boucle dont le tracé reste à déterminer.

La question qui se pose est la suivante : quel choix poser pour amorcer de la manière la plus rentable pour la collectivité la dynamique de réorganisation en profondeur du réseau TEC ? Comment atteindre la meilleure amélioration de l’accessibilité globale en utilisant la première enveloppe prévue, celle de 500 Mos € ?

Pour ECOLO, l’option à privilégier est, avec cette enveloppe de 500 mos €, d’amorcer tout de suite l’essentiel des deux axes et la boucle centrale pour laquelle nous plaidons avec force.

Le matériel roulant provenant des lignes 1 et 4 actuelles pourra ainsi desservir le reste de l'agglomération via des correspondances efficaces. Notre option permet aussi de réintégrer à la ville des quartiers actuellement isolés.

19.05.2009

D’autres choix que l’impasse actuelle pour le sport en communauté française

LOGO-top-2.gifNous le savons l'actuel ministre du sport, « papa » pour les intimes aime gérer les choses dans la discrétion et l’élégance…

 

Dans une dimension locale mais aussi électoraliste, le baron ansois s’est  notamment distingué dans la gestion en bon père de famille des dossiers Liège-basket et RFCL...

 

Dans le premier cas, le ministre a promis la construction d’un endroit fantastique, le country hall pour la modique somme de 30 millions d’euros, un endroit peu accessible en matière de mobilité mais aussi peu modulable pour d’autres activités. Initialement, Liège Basket appelé à être un grand club devait comme ses homologues montois et carolos bénéficier des lieux gratuitement afin de pouvoir consacrer son budget aux questions sportives. Une promesse daerdennienne qui quelques années plus tard se manifeste par un gouffre financier pour Liège basket tenu de payer un loyer de 300.000 euros chaque année pour occuper les lieux...

 

Or nous venons d’apprendre que ce loyer se verra augmenter de 200. 000 euros l’année prochaine, une augmentation qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le club et son avenir sportif. Parallèlement, l'année dernière lors du passage de flambeau entre Erdekens et Daerden c’est la communauté française déjà exsangue qui se voyait intervenir pour sauver le country hall.

 

Côté foot, la dynamique n’est même pas passée par la réalisation concrète, après la promesse d’un stade digne de ce nom les bleus marines se sont tout simplement retrouvés à la rue se voyant même privé de leur président Jules Dethier jugé inopportun par le tout puissant ministre. Aujourd’hui, une solution provisoire a été trouvée pour les liégeois à Seraing sans garanties pour l'avenir...

 

Vous appelez ça de la bonne gestion ? Avec ses multiples casquettes, Monsieur Daerden a tmultiplié les solutions « rustine » qui hypothèquent les finances de la Communauté française.

 

On peut dans ce cas légitiment se demander ce que vont devenir les budgets alloués à l'Adeps, aux petites organisations culturelles et sportives ? Evidemment, il fallait sauver le Country Hall à l’heure où celui-ci était au bord de la faillite, mais pourquoi ne pas avoir mis des professionnels du spectacle et des événements autour de la table quitte à nouer un partenariat public-privé. La gestion de la salle a été trop politique alors qu'il aurait fallu trouver un opérateur privé après avoir lancé un appel d'offres.

 

Quoiqu’il en soit, il convient de considérer les activités sportives avec respect, privilégiant une dynamique éducative et cohérente. Gérer le sport ne doit pas constituer un tremplin à voix !

 

Quelques pistes vertes pour le sport :

 

Pour Ecolo, un des enjeux essentiels de la politique sportive est la définition d’un plan stratégique à moyen terme. Il est essentiel, après une large concertation, de définir les missions et les objectifs de la politique du sport en Communauté française.

La coopération avec l’Etat fédéral, les Régions, les autres Communautés et les communes doit également être renforcée pour bénéficier des synergies les plus profitables aux sportifs, aux clubs et aux fédérations.

Pour Ecolo, les dimensions suivantes doivent être privilégiées :
- le sport pour tous : en favorisant l’activité physique des garçons et des filles dès l’école ; en renforçant la pratique du sport par des publics moins enclins à la pratique sportive ; en développant une politique de formation des sportifs et sportives de haut niveau ; et en veillant à l’articulation nécessaire et la continuité entre le sport de masse et le sport de haut niveau.
- le sport en santé : à la fois en encourageant la pratique sportive comme facteur de santé, en veillant à une bonne information du public en marge de la pratique sportive et en l’encadrant afin d’éviter les excès d’une pratique inadaptée ;
- le soutien aux clubs sportifs locaux et aux associations de quartier : afin de les encourager à des pratiques de qualité et les renforcer, notamment dans leur mission de lien social et d’accueil de tous ;
- la qualité et la diversité de la pratique sportive de façon à ce qu’elle puisse se dérouler dans les meilleures conditions d’encadrement quantitatif et qualitatif et que chacun et chacune puisse trouver l’activité sportive répondant à ses attentes et à ses spécificités ;
- le sport comme acteur de changement : en engageant le mouvement sportif, de l’échelon local au niveau international, à devenir un acteur à part entière du développement durable dans ses trois dimensions : environnementale, sociale et économique.

Dans ce cadre, les priorités d’Ecolo pour le sport sont dès lors :
- 1. Favoriser l’activité physique dès l’école
- 2. Promouvoir et améliorer la pratique sportive de tous et toutes
- 3. Promouvoir l’éthique sportive et la pratique du sport en santé
- 4. Conjuguer sport de haut niveau et sport pour tous et toutes
- 5. Doter la politique du sport d’une plus grande cohérence
- 6. Faire du sport un moteur du développement durable

 

nb: photo issue de http://www.liegebasket.be/

 

18.05.2009

Une équipe!

posterLIEGE1.jpgVoici 26 candidats aux profils différents et complémentaires pour aider à passer dans le vert!

15.05.2009

Une élection régionale mais aussi européenne

asphy.jpgSi l'enjeu souvent identifié en cette période de campagne est régional, il serait maladroit d'occulter l'enjeu européen qui représente un réel levier politique pour verdir une société tristement dérégulée.

Nous sommes loin d’un Etat fédéral européen et d’acteurs supranationaux dotés d’une large autonomie. La situation actuelle est plutôt caractérisée par la défense d’intérêts nationaux au détriment d’objectifs communs, comme en témoignent les actuelles discussions sur les futures législations en matière de lutte contre les émissions de CO2. Mais l’Union a toujours progressé à l’occasion de crises et des réponses à leur apporter. La crise actuelle des systèmes financiers révèle à nouveau avec une grande évidence la nécessité de davantage de régulations publiques européenne et mondiale et d’institutions politiques pour les mettre en oeuvre.

Tout en appuyant l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, Ecolo et les Verts européens considèrent qu’il conviendra d’en dépasser les limites. Développer des "coopérations renforcées" sur des sujets précis permettant une plus grande efficacité des politiques en même temps qu’une plus grande équité sont nos combats de demain. L’abolition des paradis fiscaux dans l’Union et la bataille pour leur disparition au niveau mondial est un champ d’action possible et souhaitable. La dénonciation du maintien de la règle de la décision à l’unanimité dans le domaine fiscal fait partie de nos priorités.

Mais ces combats pour davantage de politique européenne n’ont de sens et de légitimité que si ils sont portés par un approfondissement démocratique sérieux : "l’Europe" doit être l’affaire de tous et les Verts s’emploieront à développer à tous les niveaux des initiatives citoyennes en lien avec les objectifs qu’ils défendent et qui font leur spécificité.

Les Verts défendent l’idée que toute révision future des Traités devrait se faire sur la base d’un référendum européen et que l’entrée en vigueur des changements aux Traités dépende d’une majorité qualifiée et non de l’unanimité.

Complémentairement à la révision des Traités, des consultations européennes devraient pouvoir être organisées sur des sujets précis tels que les compétences de l’Union ; ces consultations contribueraient à l’existence d’un espace public européen et à la transnationalisation de la vie politique dans l’Union.

Ce que nous voulons c'est une Europe forte, politique, éthique et exemple en matière de développement durable. Pour porter ce message, Isabelle Durant tirera une liste européenne au coeur de laquelle vous trouverez deux liégeois; Jacky Morael et Olivier Biérin.

13.05.2009

La révolution verte, c'est aussi une révolution éthique

image007.jpgChacun est lassé du climat maussade qui se dessine autour du monde politique, les différentes affaires noircissent le travail de nombreux mandataires qui mouillent réellement le maillot sans tomber dans l’appropriation sournoise des deniers publics.

L’épisode Donfut écœure encore et décrédibilise une fois de plus la fonction politique. Pour redonner lumière à celle-ci, c’est aux politiques eux-mêmes de se donner des règles fortes pour éviter les pièges du pouvoir.

Il y a bientôt 30 ans, quand Ecolo est apparu sur la scène politique, l’éthique autant que l’environnement apparaissait comme une revendication nouvelle sur le plan politique.

Si 2007 aura été l’année de la prise en compte de l’enjeu environnemental, nous pouvons espérer que 2009 sera une prise de conscience forte sur le plan de la gouvernance.

A l’instar des « mesures » vertes prisent sous la rouge romaine, nous remarquons que c’est avec beaucoup de tiédeur que les partis traditionnels se saisissent des problèmes de gouvernance.

Chez Ecolo, on a commencé par se doter à l’interne de règles fortes prévenant les dérapages. N’étant pas nés plus vertueux nous avons pris nos responsabilités en faisant du fonctionnement démocratique de la structure et du respect de l’argent public notre crédo.

Quelques éléments de nos règles internes visant à respecter la vocation politique. Un élu vert ne peut pas cumuler des fonctions pouvant amener au conflit d’intérêt (député-bourgmestre), un élu vert rétrocède 40% de son salaire,(cela ne les empêche pas de se nourrir mais dissuade de faire de la politique pour le confort financier que cela représente), enfin un élu déjà élu à deux reprises à la même place doit demander une dérogation devant les militants pour pouvoir se représenter(contrôle logique de la qualité du travail de la personne).

Depuis trop longtemps certains élus se comportent comme si les citoyens étaient leurs clients ou encore comme s’ils étaient les propriétaires « des terres » sur lesquelles ils exercent leurs mandats. Le politique est là pour représenter les gens en orientant de la façon la plus judicieuse l’argent public en fonction de ses convictions, il est temps de s’en rappeler, cela fait aussi partie d’une révolution verte.

Quelques évidences à appliquer d’urgence :

Rendre incompatibles la fonction de parlementaire et tout mandat exécutif local

Simplifier les institutions intermédiaires pour faire émerger un projet régional en Wallonie

Objectiver les décisions publiques

11.05.2009

Une justice pour tous

images.jpgCombattre pour une justice sociale, c'est lutter non seulement pour un accès au logement, à l'énergie ou à un emploi de qualité mais c'est aussi se battre pour une justice accessible à tous. Pourtant, paradoxalement, le monde du droit cultive une certaine image d'inaccessiblité et de complexité que nous devons réduire afin de proposer un droit qui rende la justice pour tous.

La lenteur des procédures, le recours systématique à l’obstruction par des cabinets d’avocats spécialisés, nourrit le sentiment d’une justice à deux vitesses, rapide, si pas expéditive pour certains délits, qualifié de « petite délinquance », mais laxiste en matière de lutte contre la grande criminalité en col blanc. Jouant la montre, les grands fraudeurs échappent trop souvent grâce à la prescription ou au « dépassement du délai raisonnable », à la punition de leurs crimes renforçant, à juste titre, dans la population le sentiment d’une justice à deux vitesses.

Les hommes et les femmes ont nécessairement un destin commun, celui de vivre ensemble, et le voeu d’Ecolo est que ce vivre ensemble s’accomplisse dans le respect de la dignité de chaque personne. C’est au fondement de l’institution de la Justice qu’Ecolo tend à revenir. Il s’agit de promouvoir une institution qui fait sens, parce qu’elle est médiatrice et en mesure de rappeler ou de dire les droits et les devoirs de chaque citoyen et citoyenne. Le pouvoir judiciaire ne doit pas être au service du pouvoir exécutif, ni constituer le relais et l’orchestre de la démocratie d’opinion. Il doit au contraire être une instance médiatrice qui garantit le respect des droits et des devoirs de et par chaque personne.

 

03.05.2009

Un sondage aux allures de campagne

ID978018_11_voitu_ap_211345_00E522_0.JPG.jpgUn mois avant le scrutin régional et européen, Michel Daerden l’indéboulonnable tête de liste du parti à la rose rouge a commandé un sondage « mesurant » l’opinion des citoyens concernant le préhistorique projet de liaison CHB.  Si la nouvelle ne surprend pas, la méthodologie, elle, traumatise mes restes de sociologue.

 

En effet, si c’est à la faveur des impôts de chaque wallon que se financerait la réalisation de ces kms de bitumes, c’est essentiellement la population avantagée par cet investissement court termiste qui a été consultée lors de cette « enquête ».

 

500 sondés sur 1500  proviennent des zones péri-urbanisées de l’arrondissement de Verviers, une surreprésentation au regard de la population vivant en agglomération liégeoise.

 

Par ailleurs, c’est la nature du questionnaire et son interprétation à 82% favorable à la dépense de d’un demi milliard d’€ pour l’autoroute qui retient mon attention. 55 %  jugeraient par exemple  utile l’autoroute, est-ce que cela signifie qu’ils acceptent de prioriser cet investissement du passé pour gagner 5 minutes au volant ? Je ne le crois pas, la nature des questions posées oriente effectivement la réponse des sondés. Plus loin dans les chiffres, nous trouvons des éléments autorisant une autre interprétation que le machiavélique « 82% pour CHB ». Je vous invite à interpréter ceci : 56% craignent des nuisances pour les riverains, 46% estiment qu’il y aura une répercussion négative pour l’environnement, 40 % pensent qu’ils n’emprunteront pas CHB, expliquant déjà prendre le bus à l’heure actuelle…

Le monument ansois aura sans doute désiré casser une dynamique culturelle qui de plus en plus se prononce pour une prise de responsabilité verte. En effet, au regard des chiffres daerdeniens, Le Soir de la semaine dernière, proposait avec rigueur méthodologique un sondage illustrant le fait que les belges étaient toujours plus inquiets par les pics de pollution et prêts à agir en conséquence…

Quoiqu’il en soit, cette manœuvre électoraliste en dit long sur la brillante manière dont la majorité actuelle utilise l’argent publique. Décidemment, il est temps de passer dans le vert !

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