19.05.2009
D’autres choix que l’impasse actuelle pour le sport en communauté française
Nous le savons l'actuel ministre du sport, « papa » pour les intimes aime gérer les choses dans la discrétion et l’élégance…
Dans une dimension locale mais aussi électoraliste, le baron ansois s’est notamment distingué dans la gestion en bon père de famille des dossiers Liège-basket et RFCL...
Dans le premier cas, le ministre a promis la construction d’un endroit fantastique, le country hall pour la modique somme de 30 millions d’euros, un endroit peu accessible en matière de mobilité mais aussi peu modulable pour d’autres activités. Initialement, Liège Basket appelé à être un grand club devait comme ses homologues montois et carolos bénéficier des lieux gratuitement afin de pouvoir consacrer son budget aux questions sportives. Une promesse daerdennienne qui quelques années plus tard se manifeste par un gouffre financier pour Liège basket tenu de payer un loyer de 300.000 euros chaque année pour occuper les lieux...
Or nous venons d’apprendre que ce loyer se verra augmenter de 200. 000 euros l’année prochaine, une augmentation qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le club et son avenir sportif. Parallèlement, l'année dernière lors du passage de flambeau entre Erdekens et Daerden c’est la communauté française déjà exsangue qui se voyait intervenir pour sauver le country hall.
Côté foot, la dynamique n’est même pas passée par la réalisation concrète, après la promesse d’un stade digne de ce nom les bleus marines se sont tout simplement retrouvés à la rue se voyant même privé de leur président Jules Dethier jugé inopportun par le tout puissant ministre. Aujourd’hui, une solution provisoire a été trouvée pour les liégeois à Seraing sans garanties pour l'avenir...
Vous appelez ça de la bonne gestion ? Avec ses multiples casquettes, Monsieur Daerden a tmultiplié les solutions « rustine » qui hypothèquent les finances de la Communauté française.
On peut dans ce cas légitiment se demander ce que vont devenir les budgets alloués à l'Adeps, aux petites organisations culturelles et sportives ? Evidemment, il fallait sauver le Country Hall à l’heure où celui-ci était au bord de la faillite, mais pourquoi ne pas avoir mis des professionnels du spectacle et des événements autour de la table quitte à nouer un partenariat public-privé. La gestion de la salle a été trop politique alors qu'il aurait fallu trouver un opérateur privé après avoir lancé un appel d'offres.
Quoiqu’il en soit, il convient de considérer les activités sportives avec respect, privilégiant une dynamique éducative et cohérente. Gérer le sport ne doit pas constituer un tremplin à voix !
Quelques pistes vertes pour le sport :
Pour Ecolo, un des enjeux essentiels de la politique sportive est la définition d’un plan stratégique à moyen terme. Il est essentiel, après une large concertation, de définir les missions et les objectifs de la politique du sport en Communauté française.
La coopération avec l’Etat fédéral, les Régions, les autres Communautés et les communes doit également être renforcée pour bénéficier des synergies les plus profitables aux sportifs, aux clubs et aux fédérations.
Pour Ecolo, les dimensions suivantes doivent être privilégiées :
le sport pour tous : en favorisant l’activité physique des garçons et des filles dès l’école ; en renforçant la pratique du sport par des publics moins enclins à la pratique sportive ; en développant une politique de formation des sportifs et sportives de haut niveau ; et en veillant à l’articulation nécessaire et la continuité entre le sport de masse et le sport de haut niveau.
le sport en santé : à la fois en encourageant la pratique sportive comme facteur de santé, en veillant à une bonne information du public en marge de la pratique sportive et en l’encadrant afin d’éviter les excès d’une pratique inadaptée ;
le soutien aux clubs sportifs locaux et aux associations de quartier : afin de les encourager à des pratiques de qualité et les renforcer, notamment dans leur mission de lien social et d’accueil de tous ;
la qualité et la diversité de la pratique sportive de façon à ce qu’elle puisse se dérouler dans les meilleures conditions d’encadrement quantitatif et qualitatif et que chacun et chacune puisse trouver l’activité sportive répondant à ses attentes et à ses spécificités ;
le sport comme acteur de changement : en engageant le mouvement sportif, de l’échelon local au niveau international, à devenir un acteur à part entière du développement durable dans ses trois dimensions : environnementale, sociale et économique.
Dans ce cadre, les priorités d’Ecolo pour le sport sont dès lors :
1. Favoriser l’activité physique dès l’école
2. Promouvoir et améliorer la pratique sportive de tous et toutes
3. Promouvoir l’éthique sportive et la pratique du sport en santé
4. Conjuguer sport de haut niveau et sport pour tous et toutes
5. Doter la politique du sport d’une plus grande cohérence
6. Faire du sport un moteur du développement durable
nb: photo issue de http://www.liegebasket.be/
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