28.10.2008
Démagogie quand tu nous tiens...
Il est des aspects de la politique qui ne sont guère enchanteurs, ça vous le savez déjà, c'est même sans doute la caractéristique du monde politique qui circule le plus(hélas). Parmi ces éléments nuisibles on trouve le fameux "bougez-vous que je m'y mette", attitude brute et dinosauresque que l'on retrouve un petit peu partout au-delà du monde politique, manifestement c'est Humain avec un grand H...Le travers de ce milieu, très riche par ailleurs, repose aussi sur l'idée qu'il faut plaire pour pouvoir faire passer ses idées. Séduction qui s'opère parfois à n'importe quel prix.
Dans cette brûlante dynamique, nous retrouvons l'incontournable démogagie, teintée parfois de populisme, en somme une tentative simpliste voire destructrice de faire passer un message bien souvent très léger sur le contenu.
Cette faiblesse, nous avons pu la retrouver dans une communication orchestrée par le cdH et Le Soir, le tout, avec la bénédiction d'Electrabel.
En pleine crise financière, traversé par l'effondrement du pouvoi d'achat, les acteurs politiques et économiques se doivent de travailler à la recherche de solutions efficaces. Plein de vigueur au sein de l'opposition, le groupe Ecolo-Groen! a déposé 20 propositions appelant à lutter contre la crise financière.Pendant ce temps, les chrétiens démocrates, pauvres de toute prospective travaillent assidument à préparer la prochaine échéance électorale. Les sondages récents montrent une progression d'Ecolo qui vient se placer au coude à coude avec le parti conservateur de Joelle Milquet. Il apparaît dès lors nécessaire pour les oranges de brûler leurs adversaires, qui veut la fin veut les moyens...
Dans cet élan peu élégant, quoi de mieux que d'utiliser le trait caricatural et simpliste pour flinguer...Nouvellement intéressé par le secteur environnemental, l'ex PSC monte ainsi au créneau pour agresser Ecolo sur le nucléaire. Objectif; simplifier un débat compliqué pour se rendre alléchant. Dans ces dynamiques, l'honnêté intellectuelle devient dérisoire, ce n'est pas M. Antoine, spécialiste du domaine qui vous dira le contraire.
Il y a quelques années, Ecolo dans le gouvernement arc-en-ciel avec ses partenaires MR et PS proposait un réel enjeu de société, s'orienter vers les énergies renouvelables, créer de l'emploi local et sortir progressivement du nucléaire à partir de 2015. Autrement dit, nous n'avons jamais parlé de fermer toutes les centrales dès 2015. Par ailleurs, cet engagement fort et responsable a été pris avec deux partenaires et non les moindres... Enfin, nous ne pouvons que déplorer l'immobilisme latent qui a pourri ce dossier depuis 2004, année où Ecolo a quitté le pouvoir.
Se donner du temps pour atteindre un objectif est nécessaire, cela devient illusoire si on ne progresse pas d'un cheveux entre le moment de décision et la date choisie. C'est hélas ce qui s'est passé et ce n'est pas le cdH qui aura inversé la tendance. Nous sommes les premiers à le regretter...
10:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2008
Un statut pour les réfugiés climatiques
A l’instar des travaux menés par les Verts au Parlement européen sur la question, les écologistes belges retroussent leurs manches pour aborder cette problématique à la fois globale et locale. Si la Belgique, comme telle, n’est pas touchée par les phénomènes des migrations dues aux bouleversements climatiques, il y a fort à parier que l’Europe dans son ensemble sera confrontée à des mouvements de populations en provenance des territoires les plus touchés.
La première conférence des Nations-Unies sur les migrations liées à l’environnement, qui s’est achevée à Bonn, ce samedi 11 octobre, a d’ailleurs mis en évidence l’urgence de mettre en place une réponse structurelle au problème des réfugiés climatiques. La Belgique, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour encore deux mois, dispose d’un levier pour ce faire, tandis que l’Union européenne doit elle aussi impulser des politiques en la matière.
La reconnaissance des réfugiés climatiques est indispensable, non seulement pour l’aide d’urgence en cas de catastrophes naturelles, mais aussi pour l’accueil de ces personnes par un pays tiers. C’est pourquoi les réfugiés climatiques, au même titre que les réfugiés au sens de la Convention de Genève (pour motif politique, mais aussi ethnique, religieuse, etc.), doivent se voir reconnaître un statut juridique propre.
Les impacts du changement climatique sur les sociétés humaines se font déjà sentir dans de nombreux endroits comme le Sahel fortement touché par le phénomène de désertification, le Bangladesh sujet à des inondations répétées, certaines régions européennes mais aussi dans plusieurs îles du Pacifique, vouées à disparaître sous les eaux, entraînant la disparition future d’Etats-Nations.
De telles situations s’observeront de plus en plus aux quatre coins de la planète, du Tsunami à l’ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans en passant, plus récemment par la Chine ou la Birmanie. Selon les estimations des experts, le nombre de personnes déplacées en 2050 suite au changement climatique varie de 150 et 200 millions.
Les stratégies d’adaptation au changement climatique ne sont à l’heure actuelle ni suffisamment encouragées, ni suffisantes à terme. Elles ne pourront éviter des déplacements de population importants. Face à l’urgence de la situation, le groupe Ecolo-Groen ! insiste sur le besoin de reconnaître les réfugiés climatiques autant que sur l’importance de mettre en place des politiques d’adaptation et de lutte contre le réchauffement planétaire.
20:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2008
Conservateur n'est pas durable...
Aujourd'hui, je me suis promené à Mery au salon du développement durable, en voyant les différents stands exposés, je remarquais une révolutionverte en marche. En pleine crise financière, cela fait du bien de voir que des solutions sont locales durables et porteuses d'emploi, en somme des attributions allant de paires.
Cette caractéristique systémique de l'écologie politique permet de dépasser l'étroitesse conservatrice des néos-écologistes. Des gens qui ne se sont pas subitement intéressés au développement durable mais qui ont remarqué en écoutant la radio que de plus en plus le sujet vert était porteur.
En tête d'affiche d'assertions stériles, nous retrouvons le parti conservateur démocrate humaniste...toujours aussi frileux devant la prospective, les chrétiens ont aujourd'hui choisi de sortir sur les questions environnementales... S'ils manquent d'honnêté intellectuelle nous noterons que ce parti traditionnel ne manque pas d'audace...Affirmer que sortir du nucléaire dès 2015 n'est pas envisageable revient à fermer les yeux devant les difficultés à venir, un peu à l'image des banques quelques mois avant la crise qui nous occupe...
Les oranges seraient-ils en mal d'idées? Incapables de réagir constructivement à la crise ils se renferment dans les choix du passé...triste engagement...
01:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2008
Des enseignements pour un futur vert d'espoir
Ce dimanche 12 octobre, nous organisions aux HEC un forum sur la question de la mobilité et plus précisément du futur tram en pays de Liège. 4 ateliers le matin, une conférence l'après-midi. Quels enjeux pour le tram en périphérie, quelles possibilités de redéploiement économique autour d'une autre mobilité, des bus de nuits à Liège, quel stationnement en ville? Toute une série de question que nous avons évoquées ce dimanche autour d'acteurs très intéressants venus nous faire part de leurs expériences.
Pour en savoir plus, cliquez ici
17:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'urgence au nord kivu
La déclaration gouvernementale reste muette :
sur les milliers de réfugiés qui affluent dans des camps déjà surpeuplés, sans compter les risques d’ethnicisation du conflit ;
sur les massacres, violences, viols et pillages quotidiens ; sur les difficultés croissantes pour les ONG et acteurs humanitaires de mener à bien leur travail.
Au Parlement, le Premier Ministre s’est contenté d’insister sur l’importance de maintenir « le caractère privilégié des relations entre la Belgique et la République Démocratique du Congo ».
Peut-on encore parler de « relation privilégiée » après le gel des relations diplomatiques provoqué par les propos du Ministre De Gucht ? Pour Ecolo, il importe sans aucun doute de rétablir le dialogue avec ce pays dans le principal but d’évoluer, avec l’ensemble des partenaires européens et internationaux, vers un règlement durable du conflit et de la catastrophe humanitaire qui s’y déroule sous nos yeux et en toute impunité. Cela d’autant plus que la rencontre interparlementaire entre le PCF et la RDC, à laquelle a participé Paul Galand, a démontré une réelle volonté de coopération entre les deux pays.
Ecolo estime indispensable que le mandat de la MONUC soit revu et soutenu, par exemple, par une nouvelle opération Artémis, dans le but de mettre fin aux violences sexuelles et au recrutement d’enfants-soldats, de permettre un désarmement progressif des rebelles, et de faire en sorte que les populations locales regagnent une certain confiance surtout envers les travailleurs humanitaires.
L’Union européenne, qui aurait déjà été approchée par l’ONU, dispose depuis 2007 de forces d’intervention rapide auxquelles la Belgique participe au même titre que la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Hollande, la Pologne, et les pays nordiques. Ces forces peuvent être déployées dans un délai de 15 jours sur des théâtres d’opérations extra-européens à raison de deux par an : elle a donc les moyens d’une intervention dissuasive. Il ne lui manque que la volonté politique.
Au-delà des déclarations d’intention, il est temps que le Gouvernement belge, en collaboration avec l’Union européenne, l’Union africaine – qui a déclaré vouloir s’appliquer d’avantage dans la recherche d’une solution – et l’ensemble de la communauté internationale prennent leurs responsabilités en faveur du développement d’une paix et d’une sécurité durables en RDC, notamment en se montrant plus fermes envers l’ensemble des acteurs en présence qui doivent réintégrer le processus de paix et dans le but d’assurer la protection des populations civiles.
17:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





